La fossilisation des cycles astronomiques : un outil de datation des roches sédimentaires

Les mécanismes de préservation de l'excentricité terrestre et des cycles de Milanković (à long terme) sont conservés dans les roches sédimentaires

Cyclostratigraphie

Cyclostratigraphie et astrochronologie : comment marier les deux ?

Mathieu Martinez est paléoclimatologue à Géosciences Rennes et s’intéresse plus particulièrement à l’impact du forçage astronomique sur l’évolution des climats, du cycle du carbone et des bassins sédimentaires. La compréhension des mécanismes par lesquels est enregistré le forçage astronomique lui permet ensuite de dater les séries sédimentaires avec une résolution de l’ordre de la dizaine de milliers d’années. Dans sa publication intitulée « Mechanisms of Preservation of the Eccentricity and Longer-term Milankovitch Cycles in Detrital Supply and Carbonate Production in Hemipelagic Marl-Limestone Alternations », chapitre 4 de l’ouvrage « Cyclostratigraphy and Astrochronology » (ed. Michael Montenari, 2018), Mathieu Martinez propose des mécanismes de transfert des cycles d'insolation dans les cycles sédimentaires, autrement dit, la façon dont les cycles astronomiques sont archivés dans les l’histoire géologique des sédiments.

Les cycles de Milanković sont des cycles d'insolation liés aux mouvements périodiques de l'orbite terrestre et de son axe de rotation. Ils sont à l'origine de changements cycliques du climat et de la sédimentation. Ces variations se font à l’échelle géologique, de plusieurs dizaines à centaines de milliers d’années : les mouvements de l'orbite terrestre peuvent alors être enregistrés, comme "fossilisés", dans les roches sédimentaires.

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