La pratique de l'édition en libre accès dans le domaine de la géochimie

Soumis par Isabelle Dubigeon le ven 24/04/2020 - 14:20
Aperçu de la situation actuelle et perspectives d'avenir
open access

Marc Poujol (Géosciences Rennes) publie en mars 2020 un article dans la revue Heliyon où l’on retrouve les noms de deux anciens doctorants de Géosciences Rennes : Olivier Pourret, premier auteur, aujourd’hui à l’Institut Polytechnique UniLaSalle et Romain Tartèse de l’Université de Manchester. Cet article s’intéresse aux pratiques éditoriales de l’Open Acces (OA) avec un focus mis sur la Géochimie (tous les auteurs de cet article étant des géochimistes).

Depuis la fin des années 1980, les membres de la communauté universitaire plaident en faveur d'un accès plus large du public à la recherche publiée, connue sous le nom d'OA. L'édition scientifique connaît actuellement une transformation majeure, le passage à l'OA marquant un changement important dans les modèles financiers des grands éditeurs, ouvrant la diversité dans les voies de publication et posant la question de l'éthique de l'édition. Il est donc extrêmement important de veiller à ce que les scientifiques et leurs universités n'aient pas à payer plus pour lire et écrire des articles qu'ils ne le font déjà.

L’AO est trop souvent associé au modèle commercial où des frais de traitement des articles doivent être payés par les auteurs (ou leurs institutions). Selon le répertoire des journaux en accès ouvert, environ 71% des revues en OA ne facturent pas de frais ; cependant, la plupart des articles publiés en OA ont été publiés dans des revues faisant payer la publication, les frais les plus élevés (de l’ordre de 4000$) étant souvent ceux pratiqués par les grandes maisons d'édition commerciales.

L’article analyse et propose une infographie basée sur 56 journaux qui pratiquent l’OA et où le mot « geochemistry » apparaît dans les domaines couverts par la publication.

Cet article examine aussi les possibilités offertes aux auteurs de publier leurs recherches sous forme d’auto-archivage (en particulier via HAL). Ainsi, pour les journaux examinés, 66% autorisent l’auto-archivage (Figure 1)

Pour en savoir plus, voyez ici, sur le site de l'OSUR

Isabelle Dubigeon
ven 24/04/2020 - 14:26