Les micro et nanoplastiques sont des vecteurs de propagation de substances chimiques et de résistance aux antimicrobiens dans le milieu aquatique

Julien Gigault (Géosciences Rennes) décroche un financement européen Water JPI pour un projet international intitulé NANO-CARRIERS.

Water JPI

En 2016, on estimait à plus de 300 millions de tonnes la production mondiale de plastique. Il est aujourd'hui largement admis qu'une partie de ce plastique atteint le milieu aquatique sous forme de débris plastiques de différentes tailles. Alors que Rochman et al, dans la revue Nature en 2013, suggéraient de "classer les déchets plastiques comme dangereux", l'ampleur de l'impact des débris plastiques sur le milieu aquatique et la santé humaine reste encore en 2018 largement inconnue.

Bien qu'il s'agisse de l'aspect le moins étudié des débris de plastique dans l'environnement, le plastique de taille nanométrique est potentiellement le plus dangereux. Une source importante de micro et nanoplastiques (micro and nanoplastics = MNPs) est constituée par les boues et et les effluents d'eaux usées urbaines : ceux-ci sont en outre susceptibles d'avoir un impact direct sur les masses d'eau et les sols par la réutilisation des eaux usées traitées, une pratique de plus en plus encouragée dans l'UE et dans le monde.

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