Les nanoplastiques dans les océans

Une pollution environnementale très sous-estimée ?

Nanoplastiques en mocroscopie électronique

La question des débris de plastique est un problème planétaire. Une fois que les éléments en plastique sont jetés dans l'environnement, ils se retrouvent le plus souvent dans les cours d'eau et finissent donc « naturellement »  dans les océans. De surcroît, comme la plupart des plastiques subissent une dégradation physico-chimique ou biologique très lente dans l'environnement, les débris peuvent rester dans l'océan pendant des années, des décennies, voire beaucoup plus longtemps. Alors que les débris suffisamment denses plongent et s'accumulent sur le fond marin, les débris flottants sont quant à eux transportés sur de très grandes distances à travers les océans, poussés par les courants. Sous l’action des rayons ultraviolets du soleil, des forces physiques des ondes et de l'hydrolyse, les débris plastiques sont décomposés en plus petits morceaux : les microplastiques. Les microplastiques sont définis comme des débris inférieurs à 5 mm. On estime ainsi qu'au moins 5,25 billions - soit 1 million de million (1,000,000,000,000 ou 1012) - de morceaux de microplastiques flottent en mer, principalement dans les gyres (i.e. des grands tourbillons) subtropicaux, où ils sont piégés et s'accumulent en raison des courants marins.

Pour en savoir plus sur cette étude dans le gyre subtropical de l'Atlantique Nord, parue dans la revue Environmental Science & Technology en novembre 2017, avec Julien Gigault, Emilie Jardé et Laurent Jeanneau de Géosciences., voir sur le site de l'OSUR