Fracturations

Fracturing - © Dimitri Lague

Par exemple, sur le processus de fracturation lui-même, nous aborderons dans le cadre de collaborations industrielles et académiques, la question de la croissance et de l’arrêt des fractures par des modèles pseudo-mécaniques et les relations entre densité de fracture et propriétés élastiques macroscopiques du milieu. Ces aspects sont essentiels pour comprendre la résistance mécanique des massifs fracturés autant que pour des problématiques de stockage d’énergie. Un des volets inter-disciplinaire que nous lançons concerne la fracturation induite par la topographie en lien avec les différentiels de contraintes générés par le relief. Ces variations spatiales de fracturations ont des conséquences sur les transferts de fluide et de matière dans les versants ainsi que sur les vitesses d’érosion du socle par les rivières. Il existe donc des couplages dynamique entre fracturation et topographie qu’il reste à explorer. (50’)

(Un dernier volet concerne le couplage entre cycle sismique et érosion abordé dans le cadre de l’ANR Jeune Chercheur EROQUAKE de P. Steer)
 

Fracturing - © Dimitri Lague

En combinant son expertise, notre équipe met en œuvre dans le contexte de l’imagerie et de la dynamique des interfaces une gamme très large de méthodes impliquant différentes échelles spatiales et de nombreuses disciplines. Par rapport au précédent exercice, de nouvelles méthodes sont introduites et d’autre montent en puissance. C’est le cas des travaux sur l’imagerie géophysique de subsurface avec la tomographie par muons, l’hydrogéodésie ou les techniques d’impédance electrique complexe. Le nouveau lidar aéroporté topo-bathymétrique sera utilisé pour caractériser les environnements aquatiques en lien avec les méthodes acoustiques et la fibre optique. De nombreuses méthodes innovantes autour de la microfluidique en laboratoire bénéficieront de la halle expérimentale du CPER buffon. Deux enjeux essentiels apparaissent en Imagerie : le premier concerne le traitement des données massives générées par certains capteurs pour laquelle des collaborations se développent avec l’IRISA. Le second concerne le couplage entre données et modèles, que ce soit autour des aspects d’inversion, assimilation et de propagation d’incertitude dans le cadre de la prédiction