Moustapha Ba

Doctorant

Equipe DIMENV
Photo BA
Organisation:
Géosciences Rennes
Adresse:

Bât.14B campus beaulieu

Université de Rennes 1

Localité:

RENNES 35042

France

Adresse courriel : mouhamadoul-moustapha [dot] ba [at] univ-rennes1 [dot] fr

Numéro de bureau : Bât.14B, P206

Adresse

Equipe DIMENV@risce
Géosciences Rennes
Bât.14B, pièce 206, campus Beaulieu
Université de Rennes 1
35042 RENNES cedex

Sujet de thèse

Sujet : Rôle des processus de surface dans le fonctionnement de l'interface hyporhéique

Encadrants : Joris HEYMAN et Alain CRAVE

Le lit d’une rivière représente une fine interface sédimentaire poreuse qui relie la rivière à l’aquifère. Appelée zone hyporhéique –du grec hypo (dessous), et rheos (ce qui s’écoule), cette interface se trouve à un endroit charnière où transite une grande partie des eaux souterraines, qui viennent se mélanger aux eaux de surface. Des études récentes pointent le rôle clef de la zone hyporhéique, réacteur biologique naturel à l’interface nappe-rivière, dans l’altération des cycles de l’azote et du carbone et dans la captation et la libération de contaminants. Difficile d’accès, le fonctionnement de la zone hyporhéique est encore mal compris aujourd’hui, notamment dans le contexte d’évolution dynamique des rivières.

Les flux d’eau au travers de la zone hyporhéique dépendent des gradients de pression induits par les hauteurs d’eau dans la rivière, le niveau de la nappe alluviale adjacente et les propriétés physiques du lit de la rivière. La variabilité de ces gradients contrôle l’amplitude et les trajets des flux d’eau dans le lit de la rivière. Ces flux controlent à leur tour les cinétiques des processus physico-chimiques et bactériologiques se produisant dans le lit sédimentaire. La dynamique des gradients physico-chimiques hyporhéique reste mal documentée. L’application d’une méthodologie de mesure in-situ novatrice associée à de la modélisation numérique doit permettre une meilleure compréhension des couplages entre les variables hydrologiques et le fonctionnement de la zone hyporhéique en tant que réacteur chimique et biologique au sein d’un bassin versant.

Isabelle Dubigeon
lun 20/04/2020 - 23:05